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Pas pleurer

Lydie Salvayre

Seuil, 279 pages

Prix Goncourt 2014




L'été 36, en Espagne. Une guerre commence. Une sale guerre. Une guerre civile où l'on s'entretue, où l'on massacre au nom de l'église; avec la bénédiction de l'église. Où l'on défend la république et la démocratie contre les fascistes, mais aussi où l'on exécute au nom du parti, avec la bénédiction de Moscou (..)

Rue des boutiques obscures


Patrick Modiano
Gallimard, 216 pages

Prix Goncourt 1978





Rue des boutiques obscures est une quête, un travail sur la mémoire évanescente, sur le passé et ses réminiscences.

Guy Roland part à la recherche de son identité. Visiblement amnésique, il ne sait rien de ce qu'il fut. Il parcourt Paris à la recherche d'indices, de photographies d'un temps révolu. De fausses pistes en rencontres nocturnes, il reconstitue par bribes quelques unes des étapes de son passé et certaines de ses identités. Mais pourquoi a-t-il eu plusieurs identités successives? Patrick Modiano construit une ambiance vaporeuse, étrange et hors du temps. Et la mémoire est comme cette brume qui flotte entre chien et loup et que traverserait d'un pas mal assuré un homme habillé d'un imper élimé. (..)

Au revoir là-haut

Pierre Lemaitre

Albin Michel, 567 pages

Prix Goncourt 2013




Dans les chapitres d’ouverture d'Au revoir là-haut, la guerre n’en a plus pour très longtemps. Quelques jours tout au plus. En ce début de mois de novembre 1918, un nouvel assaut sur une tranchée allemande va irrémédiablement lier trois hommes.

Il y a les soldats Maillard et Pericourt d’une part, et le lieutenant d’Aulnay-Pradelle d’autre part. Trois hommes dont les destins entremêlés vont tenir le lecteur d’Au revoir là-haut en haleine pendant plus de cinq cents pages. (..)

Les champs d'honneur



Jean Rouaud

Editions de Minuit, 188 pages

Prix Goncourt 1990





Les champs d'honneur est un roman familial, la description de l'entrelacs des générations, les frères, les soeurs, les oncles, les grand-parents d'une même famille originaire de la Loire inférieure.

Jean Rouaud conte dans une langue belle et simple, la vie quotidienne, les habitudes, les vacances d'été autour de quelques figures tutélaires comme le grand-père ou encore la « petite tante », la voiture des uns, la propriété des autres, les expéditions dans le grenier, les caractères. Les adultes ont cette part de mystère et beaucoup de leur histoire ne survivra pas à leur génération. (...)

Capitaine Conan

Roger Vercel

Albin Michel, 253 pages

Prix Goncourt 1934



Le corps franc du capitaine Conan (qui est lieutenant au début de l'histoire avant d'obtenir de l'avancement), a passé la guerre à effectuer des coups de main dans les lignes adverses, au couteau et à la grenade. L'histoire se passe dans les Balkans, sur le front d'Orient et les Français se battent contre les Bulgares. Au moment de l'Armistice, en novembre 1918, les hommes de Conan sont en Roumanie, avant de stationner en Bulgarie, près de Sofia.

Dans Capitaine Conan, le narrateur a été nommé rapporteur auprès du tribunal militaire qui est chargé de juger certains des actes commis par les soldats, pendant les hostilités, mais aussi après, qu'il s'agisse par exemple de désertion à l'ennemi ou du braquage d'un établissement de nuit. (...)

Week-end à Zuydcoote

Robert Merle

Gallimard, 281 pages

Prix Goncourt 1949





L’action de ce roman est découpée en quatre demi-journées (les quatre parties), du samedi matin au dimanche soir et se déroule dans la poche de Dunkerque. Des centaines de milliers de soldats français et britanniques, dos à la mer, sont pris au piège de l’avancée fulgurante de l’armée allemande, en mai 1940.

Le sergent Julien Maillat, le personnage principal, cherche à embarquer pour l’Angleterre sur l’un des nombreux bateaux dépêchés sur place dans la précipitation.

Le rivage des Syrtes

Julien Gracq

José Corti, 328 pages

Prix Goncourt 1951 (refusé)





Ce n’est ni le roman de l’attente ni celui de l’absence, bien au contraire. Le rivage des Syrtes est ce roman de l’Histoire en marche, de l’événement qui vient, qui s’annonce, qui sourd par tous les pores du quotidien, comme une rumeur qui enfle, qui se prépare à exploser et à changer la face du monde.

Aldo, jeune aristocrate de la vieille et imaginaire principauté d’Orsenna, est envoyé aux confins du pays, sur le rivage de la mer des Syrtes, comme observateur pour le compte de la Seigneurie, l’instance suprême de la cité-état. Il prend ses quartiers à l’Amirauté, forteresse maritime endormie et sclérosée.

Les Bienveillantes



Jonathan Littell

Gallimard, 912 pages

Prix Goncourt 2006




Les Bienveillantes est un roman dont la lecture est difficile et éprouvante. Le narrateur est un ancien officier SS, homosexuel lettré et cultivé, reconverti en directeur d’usine de dentelles quelque part en France. Il raconte la seconde guerre mondiale qu’il a vécue au sein du Sicherheitsdienst (SD) le service de renseignement de la SS.

Personnage fictif, Maximilian Aue, c’est son nom, était chargé de rapports et d’études diverses, de compte rendus.  Par ce biais, ce roman fleuve de 912 pages (1390 pages pour l'édition Folio), emporte le lecteur d’abord dans la guerre à l’Est, au moment de la conquête de l’Ukraine, de la Crimée, du Sud Caucase par la Wehrmacht.


L'art français de la guerre


Alexis Jenni

Gallimard, 633 pages.

Prix Goncourt 2011


La narrateur, une homme jeune, en errance, rencontre à Lyon, un ancien militaire, Victorien Savagnon, résistant engagé volontaire dans les parachutistes, d'abord en Indochine puis en Algérie. Le soldat lui raconte sa "guerre de vingt ans" en même temps qu'il lui apprend l'art de la peinture.


Ce roman porte en lui une thèse: la France a mené deux guerres coloniales et les a perdues, mais sa relation à l'autre, à celui qu'elle considère différent, garde une certaine constance.