Et la ville sera vide, Strasbourg 1939




"Le premier roman d'Olivier Claudon se nourrit, en toile de fond, d'un épisode historique méconnu: l'évacuation préventive de Strasbourg en septembre 1939".

 

JHM. Lionel Fontaine.



"Construit de manière presque mathématique, le scénario est à la fois inhabituel, surprenant et historiquement fiable – on imagine cette ambiance lourde dans une ville évacuée, privée de son sens premier qui est d’être le théâtre de la vie urbaine. Mais si cette vie urbaine cède rapidement la place à un silence de plomb, coupé seulement par le bruit des bottes des militaires chargés d’empêcher les pillages, la ville de Strasbourg devient la scène d’un polar à la fois inhabituel et insolite."

 

 Eurojournalist. Kai Littmann.




"Et la ville sera vide, d'Olivier Claudon. La rencontre de deux solitudes"

Strasbourg Magazine. Stéphanie Peurière.


Strasbourg évacuée 39/40 Photo: Henri Carabin. Archives municipales de Strasbourg

"Et la ville sera vide est un joli texte entre roman sensible et polar se déroulant dans une cité déserte. Pour prolonger la lecture, un cahier écrit par le directeur scientifique de la collection l'historien , Daniel Fischer, revient sur un événement marquant pour la région."

  Mix magazine. Hervé Levy.







Strasbourg évacuée 39/40 Photo: Henri Carabin. Archives municipales de Strasbourg


"Rendre l’histoire accessible au plus grand nombre ? Olivier Claudon ne demande pas mieux. Mais Et la ville sera vide ne se résume pas pour autant à un roman historique, même si l’Histoire imprime fortement sa marque au récit. Il est aussi un roman d’initiation au travers du personnage d’un jeune adolescent, élevé dans un orphelinat, en quête de ses racines. Et encore un roman policier au travers d’un ancien flic travaillant pour une grande banque parisienne qui s’interroge sur la possibilité de l’existence d’un stock d’or dans sa succursale de Strasbourg pourtant évacuée. « Pour moi, c’est aussi tout simplement un roman d’aventures », ajoute Olivier Claudon."

 

Dernières Nouvelles d'Alsace. Serge Hartmann.

Strasbourg évacuée 1939-1940. Photo: Henri Carabin. Archives municipales de Strasbourg


 







Le temps suspendu

Le blog des romans et des guerres est en stand-by depuis quelques temps déjà. Et pour une bonne raison.

Son auteur, qui n'est que joie et motivation depuis la signature du contrat en janvier, travaille à la sortie de son premier roman, prévue en septembre 2019, aux éditions de la Nuée Bleue.

Plus d'informations à venir dans les prochaines semaines...

Boualem Sansal, Le village de l'Allemand

Boualem Sansal

Gallimard, 304 pages

2008




Au-delà du thème de la quête d'identité, Le village de l'Allemand est un roman qui déroule une thèse de combat: l'islamisme radical est comparable au nazisme. (...)

Nankin la cité en flammes, Ethan Young

Ethan Young

Urban China, 192 pages

2015


Nankin la cité en flammes, est un manhua, c'est-à-dire une bd chinoise. Elle se lit à l'occidentale, de gauche à droite. Le récit traite d'un épisode particulièrement tragique de la guerre sino-japonaise de 1937, le massacre de Nankin qui fit jusqu'à 300000 victimes selon certaines estimations.

Le Japon attaque la Chine et dans l'offensive, les généraux chinois abandonnent Nankin, les soldats ainsi que les civils qui y sont pris au piège. Nankin la cité en flammes est l'histoire d'un capitaine de l'armée chinoise et de l'un de ses soldats, qui errent à travers les décombres de la ville pour tenter de s'échapper.

 Huis clos dans Nankin envahie


 Dans leur tentative pour rejoindre la zone de sécurité, au coeur de la ville, ils croisent des civils qui se terrent et qui essayent d'échapper au grand massacre. Cette zone de sécurité a réellement existé et le personnage occidental qui apparaît est une référence aux quelques témoins occidentaux qui ont assisté au massacre et qui ont pu le documenter.

 Les planches en noir et blanc sont particulièrement expressives et reconstituent une ambiance difficile, lourde, âpre, terrible même si les scènes de massacres ne sont pas présentes. Pas de manichéisme toutefois dans cette histoire où tous les soldats japonais ne sont pas des brutes saoûles et meurtrières.


L'histoire se résume à une sorte de huis clos au sein de la cité, et peu d'éléments sont toutefois donnés pour comprendre la situation générale et le contexte, si ce n'est un rappel historique en annexe.

L'auteur, Ethan Young est né en 1983 à New York de parents immigrés chinois précise l'éditeur Urban China .

Meurtres pour mémoire, Didier Daeninckx

Didier Daeninckx

Gallimard, 216 pages

1984



A travers l'enquête de l'inspecteur Cadin, l'auteur Didier Daeninckx aborde dans Meurtres pour mémoire deux chapitres importants de l'histoire de France: la guerre d'Algérie et l'Occupation.

Deux époques, deux conflits et deux générations dans cette histoire aux personnages imaginaires: celle d'un prof, d'histoire justement Roger Thiraud, qui assiste, juste avant d'être assassiné, à la répression sanglante de la manifestation pacifique organisée par le FLN en plein Paris le 17 octobre 1961. Et celle de son fils assassiné à Toulouse vingt ans plus tard tandis qu'il vient de consulter des archives de la préfecture datant de la seconde guerre mondiale.

FLN, OAS et exécutions ciblées


Meurtres pour mémoire est d'abord un polar pas trop mal ficelé avec enquêteurs, meurtriers, complices, indics, témoins prostrés et documents compromettants. Mais ce roman vise aussi à restituer l'ambiance d'octobre 1961, alors que la guerre d'Algérie fait rage, que les attentats et les exécutions ciblées s'enchaînent, organisés par les pro indépendance mais aussi par les partisans de l'Algérie française en métropole.

Le 17 octobre 1961 est ce jour de violence policières et de massacre. Quand la police disperse une manifestation du côté du carrefour Bonne Nouvelle et tire sur les manifestants. Il y aura des dizaines de morts. Vingt ans plus tard, le jeune prof d'histoire lui aussi découvre, dans des archives cette fois,  le travail zélé d'un fonctionnaire sous le régime de Vichy qui collabora avec l'occupant pour la traque des Juifs.

Une référence implicite à la trajectoire de Maurice Papon


L'auteur, dont l'oeuvre est réputée pour ses engagements sociopolitiques, ne met pas ces deux chapitres historiques au hasard dans son roman. Il s'agit d'abord de deux scandales mettant en scène les services de police. Il s'agit aussi d'une référence au fait que le préfet de police en 1961 s'appelait Maurice Papon et que celui-ci fut le secrétaire de la préfecture de Gironde qui organisa des convois de Juifs pour le compte des Allemands pendant la seconde guerre mondiale.

Le parcours des personnages de Daeninckx n'est pas tout à fait celui là, puisque l'action du roman se passe entre Paris et Toulouse et non Bordeaux; l'issue n'est pas la même non plus et Papon fut jugé et condamné pour complicité de crimes contre l'humanité en 1998. Mais la référence est implicite. Le roman est paru quelques années seulement après les premières révélations sur le passé de Papon.